01.07.2009
A l’Education Nationale, on enfile les perles… à moins que…
Cet après-midi, je voulais écrire ce que l'on appelle en terme journalistique un marronnier : c'est-à-dire un article qui revient tous les ans...
Je voulais donc vous proposer quelques perles observées à partir d'une trentaine de copies corrigées sur les épreuves du bac pro en histoire-géo.
Et puis, un collègue a voulu s'exprimer sur mon blog et donner quelques réflexions sur son métier, chose que je ne fais plus, car vous n'êtes pas sans savoir que des cerbères rôdent sur la toile afin de débusquer les enseignants subversifs...
Personnellement, je ne pense que du bien des gens qui nous dirigent, c'est formidable, ils nous aiment, nous sommes des privilégiés...
Mon collègue s'appelle Xavier, je lui ai posé quelques questions...
M.G. - Les élèves de cette année sont-ils plus mauvais que les autres ?
X. - Le barème est fait (par des gens généreux que je ne connais pas) pour que la plupart d'entre eux s'en sortent. Malgré tout, nous avons constaté, à partir des moyennes relevées en Histoire-Géo, que celles-ci étaient faibles : souvent en dessous de la moyenne. Sommes-nous des monstres ?
A titre personnel, je pense que les élèves ne sont pas plus mauvais, mais force est de constater que les miens ont été particulièrement absents notamment à la fin de l'année. Or, c'est à cette période que j'ai bouclé le cours sur l'Afrique, sujet qui est évidemment tombé... La moitié de la classe n'était pas présente...
M.G. - Vont-ils donc tous échouer ?
X. - Rassurez-vous, cette année, Mr Darcos (avant de se faire virer) est un grand seigneur puisqu'il a instauré un oral de rattrapage pour ceux qui auraient entre 8/20 de moyenne et 10/20.
La foule s'écrie alors « bravo »... Quelle bonté d'âme...
Cependant attention, cet oral ne ressemble en rien à celui du bac général. En effet, l'élève ne choisit pas une matière où il aurait échoué, mais il doit passer une épreuve où il doit présenter les stages qu'il a effectués au cours de sa scolarité devant une commission composée de deux personnes. Il faudra attribuer une note en fonction de la capacité de l'élève à s'exprimer et des questions techniques pourront lui être posées sur ses stages.
S'il obtient la note de 12/20, il aura, quoi qu'il arrive, son bac.
De plus, les deux examinateurs n'auront accès ni à son livret scolaire ni à aucun autre document concernant l'élève qu'ils ont devant eux... On ne pourra vérifier si l'élève a réellement effectué son stage. Ça laisse franchement rêveur...
M.G. - Quel est alors le but de cette mesure ?
X. - Si rattraper des élèves méritants est en soi une bonne chose, certains élèves qui n'auront rien fait pendant l'année pourront eux aussi réussir l'examen. Il s'agit d'une dévalorisation complète de l'examen ainsi qu'une décrédibilisation des enseignants. En effet, pourquoi travailler si au bout du compte on peut quand même réussir l'examen ?
Le but du gouvernement est simple : afficher un excellent taux de réussite et atteindre les fameux 80% d'une classe d'âge à obtenir le bac, objectif que s'était donné Jack Lang, ministre de gauche (à l'époque...) dans les années 1980.
M.G. - Sommes-nous alors au bord du gouffre ?
X. - Très honnêtement, il y a une grande inquiétude dans le milieu enseignant. Les médias ont beaucoup parlé de la reculade de Xavier Darcos concernant sa réforme des lycées (sous-entendu généraux) mais personne ne s'est émus de la réforme des lycées professionnels. Or, dès septembre prochain, les nouveaux arrivants auront un temps de formation qui passera de quatre à trois ans pour obtenir leur bac pro et ce dans des classes plus chargées.
En effet, les effectifs étaient jusque-là limités à 24 dans les lycées industriels, les élèves seront désormais 30 par classe dès septembre prochain. Si ces effectifs sont habituels dans les lycées généraux, nos élèves arrivent du collège souvent en difficulté et ont un comportement nettement plus difficiles. Certes avoir 12 élèves en classe n'est pas une garantie de réussite, mais les petits groupes-classes sont très souvent plus faciles à gérer. Enfin le non redoublement des élèves en collège a des effets pernicieux : les élèves arrivent de plus en plus jeunes. Ils ont parfois 14 ou 15 ans, ce qui n'est pas sans poser de problèmes, à la fois de maturité dans les cours, mais aussi dans les stages. Les professionnels se plaignent déjà du faible niveau des élèves, cela ne va pas s'arranger...
M.G. - Merci Xavier...
Après avoir lu cet article, vous comprendrez alors pourquoi mon marronnier s'avère aussi futile. J'aurai pu vous parler de l'orthographe du mot « opinion » que certains écrivent encore « opignon », de l'emploi du terme « alphabet » au lieu « d'analphabètes » et de quelques autres perles, mais je préfère me reposer car demain je me lève tôt et les vacances ne sont que pour le 10 juillet... Et oui, il doit sans doute s'agir de la reconquête du mois de juillet...
21:35 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marronnier, subversif, rattrapage, dévalorisation, décridibilisation, examen, réforme
28.06.2009
Phrase admirable
Aujourd'hui je fais dans le trivial. Désolé, mais pour écrire un roman, il faut avant tout "écrire" justement... et lire aussi...

Dans le rayon phrase culte, je retiens celle de Bernard Werber dans "Le mystère des dieux" :
"Le troupeau hébété est nourri de son foin insipide et en redemande avec ferveur".
Chapeau bas.
Je suis rarement envieux d'un auteur, mais j'aurai bien voulu l'inventer celle-là !
Elle nous correspond tout à fait...
19:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bernard werber, phrase culte
22.06.2009
Demain, ça ira mieux !
En ces temps de crise, ON nous le dit sur tous les tons : « L'année prochaine, vous verrez, ça ira mieux ! » Les premiers à le faire sont évidemment les membres de la majorité présidentielle, mais depuis quelques temps, ils sont relayés bien servilement par certains médias. Pas un seul matin sur France Info sans qu'un soi-disant « économiste » nous annonce, tel Nostradamus, que la crise va sur sa fin, que l'année 2010 sera une année de reprise ou du moins, tout est dans la nuance, que le PIB cessera de baisser... Et encore, les contradicteurs ont le mérite d'exister sur cette radio...
Ce n'est pas le cas à TF1... Retour sur le 20 heures du vendredi 19 juin. Quels étaient les titres en vedettes ce soir-là ? La question de l'interdiction de la Burka arriva en tête, suivie de peu par l'affaire Courgeaud. L'estimation de l'INSEE sur l'année 2009 concernant l'économie française ne fut annoncée qu'en milieu de journal... 3% de baisse du PIB, 10,5% de chômage. Non, ça, ce n'était pas la peine de le mettre trop en avant ! Mieux vaut entretenir la « flamme tricolore » et les 50% de Français qui pensent qu'il y a trop d'étrangers en France... Mieux vaut faire du fait divers, au moins on ne parle pas de ce qui fâche...
Ce soir-là, Claire Chazal nous fit l'un de ses grands numéros éditoriaux dont elle a le secret et minimisa au maximum l'impact d'une telle information. Elle insista bien sur « le pire » qui semblait « être passé », sur le fait que « les spécialistes » affirmaient que le PIB allait cesser de baisser en 2010 et que la France, avec ses petits bras musclés, s'en tirait mieux que tous ses voisins. Cocoricoooo !
Et pourquoi elle s'en tire mieux la France ? se demande dans son fauteuil le spectateur lambda... Eh bien, comme le dit un « journaliste » de France Info : « La France s'en tire mieux, car les mesures gouvernementales prises ont été les bonnes ». Voilà, c'est net, précis et totalement impartial !
Le même jour, des femmes pleurent à Limoges parce qu'elles viennent de perdre leur emploi de porcelaine. Ce n'est bien sûr pas la faute de cette crise, c'est la faute des vilains chinois et des fameuses délocalisations, dixit l'une des interviewées désormais au chômage. Eh oui, forcément...
Pour résumé, cette histoire de chômage, de crise économique, de banquiers qui sont obligés de refuser des prêts, de gens qui n'arrivent pas à manger à leur faim, à qui la faute ?
Aux grands financiers, notamment aux ultralibéraux américains, admirés il y a peu de temps encore par de nombreux députés de droite ? Non, bien évidemment, les banquiers sont tous des gens honnêtes voyons !
À notre gouvernement ? Non et ça tu l'auras intégré, ON te le répète à longueur de journée. Si tu avais une petite puce électronique à l'intérieur de ton cerveau, ON t'aurait déjà transmis l'information...
Alors ? Mais bien sûr, c'est évident, et c'est le message que le gouvernement veut te faire passer depuis des années. Tout ça, c'est la faute des étrangers, surtout les porteuses de Burkas et les Chinois qui nous piquent notre travail. Tout ça, c'est la faute des fonctionnaires qui nous piquent tout notre argent, les salauds, et en plus ils ne peuvent pas être au chômage.
Le fonctionnaire est en train d'écrire cet article et le fonctionnaire en question a une formation d'historien. Il ne peut que rappeler les désastres causés par la crise de 1929, les millions de chômeurs bien sûr à travers le monde entier, mais aussi la plus grande catastrophe de l'histoire de l'humanité : l'arrivée au pouvoir d'un certain Adolf Hitler qui obtint d'autant plus de suffrages au fur et à mesure que le nombre de chômeurs augmenta. Les affiches nazies avaient pour slogan : « six millions d'étrangers = six millions de chômeurs ». Slogan réducteur et raciste. ON en est là aujourd'hui à jeter de la poudre aux yeux du peuple et à ne pas poser les vrais problèmes : la lutte contre le chômage, la pauvreté, le communautarisme, le fanatisme et j'en passe...
20:47 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise de 1929, gouvernement, délocalisation, impartialité, médias, économie
16.06.2009
Clémence
Clémence tourna difficilement la clé de son appartement situé au troisième étage sans ascenseur dans un vieil immeuble du centre-ville. Elle se dit qu'il fallait vraiment qu'elle relance la propriétaire à propos de cette fichue serrure. Elle posa son sac sur le canapé, s'y posa et se prit le visage entre les mains. Elle bougea son pouce et ses autres doigts pour se masser, se détendre ou à défaut tenter de se calmer. La douche lui fit du bien, mais après avoir grignoté les restes d'un poulet sacrifié deux jours auparavant sur l'autel du repas familial dominical, elle se sentit lasse et fatiguée. Elle n'avait personne à appeler, personne...
Ses parents étaient venus ce week-end. C'était un événement. Elle n'avait pas envie de les affoler. Elle les voyait rarement. Ils habitaient Brest. 1200 kilomètres de route ! Ils avaient traversé la France entière. Pour l'occasion, elle avait pris son vendredi et elle était restée devant les fourneaux trois jours durant. Ses parents avaient l'air content de leur visite, satisfait de voir que leur fille ne s'en sortait pas trop mal. Mais, il y'avait eu un mais, sa mère lui avait demandé avec insistance à plusieurs reprises si elle était heureuse, si elle avait notamment trouvé « chaussure à son pied ». Bref, les inévitables questions que posent toutes les mères à leurs enfants lorsqu'ils sont seuls. Des discussions qui avaient comme résultat l'agacement des deux parties. Non, elle n'avait pas trouvé le prince charmant et ne le cherchait pas d'ailleurs, oui elle était heureuse. Elle lui avait rappelé le fameux dicton : « Mieux vaut être seule que mal accompagnée ». Sa mère, le dernier jour, remonta à la charge et lui rappela abruptement que les femmes ne pouvaient pas procréer toute leur vie. Comme si je ne le savais pas, lui répondit-elle. Mais quoi, avait-elle ajouté, sommes-nous uniquement des reproductrices ?! Des bêtes dont l'unique but dans la vie serait de se multiplier ? Et puis le métier de policier... La discussion s'était arrêtée sur ce fait et son père essaya tant bien que mal de réconcilier les deux femmes. Ne t'inquiète pas, avait-il dit à sa femme, Clémence est une femme brillante et organisée, elle trouvera quelqu'un alors qu'elle ne s'y attendra pas. Tout le monde s'était quitté en s'embrassant affectueusement.
Clémence était affalée dans son canapé, vidée, livrée toute à ses pensées. Femme flic, pas facile pour fonder une famille. En aucun cas, elle ne sortirait avec un policier. Ce serait pourtant la solution de facilité. Mais s'il y avait bien des règles, la première serait celle-là. Coucher avec un collègue, passe encore, mais vivre avec un autre flic, ce serait pire que l'enfer. Non, il valait mieux être seule.
Elle se mit de suite au lit, commença par prendre un magazine féminin puis enchaîna avec son livre de chevet, celui qu'elle gardait à portée de main. Nul cliquetis dans la pièce, aucun bruit dans l'immeuble, Clémence dévorait plus qu'elle ne lisait pour s'échapper de sa réalité. Elle s'endormit tard dans la nuit après avoir lu la fin et avoir relu quelques passages au hasard pour s'assurer qu'elle avait bien tout compris.
Le lendemain, elle eut du mal à émerger. Sa tartine de confiture lui échappa pour finir sur son pantalon de pyjama. Bien entendu, en pareil cas, la tartine se retournait toujours du mauvais côté. Avait-on déjà réalisé une étude sur ce phénomène ? Les chercheurs pouvaient-ils nous dire pourquoi la tartine, vierge d'un côté, confiturée de l'autre, se faisait un plaisir de tacher les vêtements portés ?!
Dehors il faisait un froid sec, le soleil était de la partie, mais les trottoirs restaient immanquablement gelés. Elle prit le tramway, bondé à cette heure.
Lorsqu'elle franchit le portique du commissariat, les regards étaient tous compatissants, mais personne n'osa l'aborder. Elle avait un visage plus dur que d'habitude. Le temps passé devant sa glace n'avait pas suffi, elle avait des cernes sous les yeux et les traits tirés.
Elle trouva sur son bureau un post-it.
Passez de suite me voir. Signé : Commandant Lernier.
Pas surprenant, pensa-t-elle. En de pareilles circonstances. Elle posa son sac et sa veste, puis fit les quelques pas qui la séparait du bureau du « grand chef du troisième étage » comme l'appelaient ironiquement la plupart des flics sous ses ordres. Elle referma la porte de son bureau. Ses talons résonnèrent dans le couloir si bien que Lernier l'entendit arriver et ouvrit la porte de son bureau.
- Bonjour commandant, fit-elle simplement.
- Bonjour Clémence, asseyez-vous, un café ?
Il la scruta des pieds à la tête, essayant de jauger l'état moral et physique dans lequel elle se trouvait. Elle avait soigné son apparence. Ses cheveux étaient en chignon, mais Lernier nota la dureté des traits de la jeune femme. Il remarqua aussi la couleur de ses habits : noirs. La couleur du deuil.
La jeune femme refusa le café. Lernier en vint directement à l'affaire Kachir.
- Bon, tout d'abord, je sais que vous étiez très proche de votre collègue. Si vous voulez prendre un congé, je le comprendrais.
- Non, ça ira, je n'en ai pas besoin. Au contraire, il faut que je m'occupe l'esprit.
- C'est tout à votre honneur. En plus, ça m'arrange. Vous le savez comme moi, nous manquons d'effectifs. Vous m'êtes tous indispensables en ce moment... En parlant de ça, vous l'avez vu ?
- Oui, évidemment... J'étais dans sa chambre hier avec sa femme.
- Personnellement j'irai le voir en fin de journée. Est-ce que vous avez une idée de ce qui a pu se passer ?
- Non, pas la moindre.
- Il ne vous paraissait pas bizarre en ce moment, il ne vous a rien confié ?
- Non ! C'est un interrogatoire ?
- Non, bien sûr que non Clémence, mais ce sont les questions que vont vous poser l'Inspection générale de la Police lorsqu'ils vont arriver.
- Les beaufs-carottes ?... Je vois. Pour vous dire franchement commandant, et vous le savez comme moi, je ne connais pas un policier plus intègre que Kachir. Il vaudrait mieux rechercher les affaires qu'il a résolues ces derniers temps et les voyous qui l'a fait enfermer pour savoir qui l'a descendu.
- Vous parlez à un converti. Je suis de votre avis. Nous allons d'ailleurs chercher dans ce sens. Enfin, vous allez vous y coller. Je vais vous adjoindre un coéquipier qui vous sera très précieux.
- Qui ?
- Il ne nous en reste qu'un. Le meilleur, doté d'un esprit de recherche au-dessus de la moyenne, le seul susceptible de nous faire avancer au plus vite dans cette histoire.
- Attendez là, ôtez-moi d'un doute. Ce ne serait pas...
- Oui, il va vous êtes très utile !
- Non, pitié... pas lui !?
- Mais si, le Lieutenant Jacquier !
- Vous ne pouvez pas me faire ça !
- Oh, écoutez, il est déjà à la tâche au moment où je vous parle. Il est très motivé d'ailleurs. Kachir était un des seuls qui le respectait ici.
18:20 Publié dans création | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, solitude, police, igps
05.06.2009
Lafont et Boni
Voici pour vous chers lecteurs une nouvelle nouvelle :
La journée de cours avait paru bien longue aux deux adolescents. Ils traçaient leur chemin au milieu de l'amas des carcasses automobiles entreposées là dans leur dernière demeure. Jean-Baptiste et Romain connaissaient parfaitement les trajectoires à négocier pour éviter les pièces détachées.
L'un d'eux boitait. Il avait pris un coup pendant un match de foot en salle. L'autre avait la tête des mauvais jours, une mauvaise note en maths suivie d'une grosse réprimande en français.
- C'est à cette heure-là que vous arrivez ? leur lança un homme plutôt trapu et mal rasé.
- Excuse-nous papa, on avait besoin de boire un coup. Ce lycée, ça craint de plus en plus ! Et puis Romain, avec sa jambe, peut plus avancer.
- Ouais, on peut toujours se trouver des excuses ! En attendant, je vous rappelle que la cérémonie a lieu ce soir à 8.0.0. et il faut que vous soyez en tenue, propre, et, les rangers cirés... Romain, t'as averti tes parents que tu étais là ce soir ?
- Oui, c'est bon, ils le savent, répondit-il d'un air blasé.
Un grand jour. C'était un grand jour pour les Lafont. Le grand-père contemplait la voûte de la cave, qui servait de salle de cérémonie. Le mouvement avait fixé le nombre de réunions à une toutes les deux semaines. Il était composé d'une vingtaine de membres, simplement sur l'agglomération grenobloise. René Lafont était optimiste, leur nombre allait croissant.
Tous étaient habillés en uniforme gris. Tous avaient les cheveux courts, voire rasés. Tous étaient blancs. Seulement deux femmes étaient présentes. On dit que la connerie n'a pas de sexe, mais tout de même...
L'Ancien avait été placé sur une chaise devant une table. Un homme arriva en même temps qu'une musique martiale retentit. Tous se mirent au garde-à-vous, excepté le vieil homme. L'officier salua ensuite l'Ancien puis mit les autres au repos. Il portait des lunettes, affichait une mine sévère et regarda un à un ses hommes alignés devant lui. Il apposa ses mains sur la grande table disposée au fond de la pièce.
- Mes chers volontaires, l'heure est venue ! Oui l'heure est venue pour nous d'agir, de faire de l'action notre maitre mot. Certains ont commencé avec succès. Mais il nous faut libérer le territoire, restaurer l'ordre et la suprématie de notre race.
(à suivre)
14:26 Publié dans création | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : néo-nazis













