07.12.2008

Misère, Misère, non, Miserere…

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Aujourd’hui, je me propose de vous donner mon avis sur Miserere de Jean-Christophe Grangé.

Tout d’abord, voici un résumé trouvé sur Chapitre.com :

Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du Mal.

Etrange assassinat d'un chef de chorale d'origine chilienne dans l'église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de choeur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du " Miserere " d'Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36... Pour mener l'enquête, deux flics " border line " comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé. Du pur Grangé, complexe, tourmenté, baroque. Un de ses meilleurs thrillers, peut-être le plus inquiétant, qui mêle enfance, torture (des bourreaux nazis aux bourreaux chiliens), expérimentations scientifiques ultimes et musique...

 

Si je vous disais le fond de ma pensée, je pense que les adorateurs de celui qu’on aime ou que l’on déteste me séquestreraient dans une de leurs colonies…

Soyons donc honnêtes.

Le monsieur est un vrai auteur de polar, il sait construire une histoire, une vraie, avec de nombreux rebondissements et des péripéties auxquelles on ne s’attend pas forcément.

Le monsieur connaît la signification du mot « campanile » (une tour d’église ou une tour communale) qu’il utilise au moins trois fois en deux pages vers les deux tiers de l’histoire. C’est un peu redondant, mais bon…

Le monsieur sait écrire, cela ne fait aucun doute, son style ne vaut pas celui de Fred Vargas, mais le mien non plus…

 

Voilà pour les compliments. Je ne peux faire plus, j’ai déjà fait beaucoup d’efforts, donc passons aux points négatifs.

Il est bien gentil monsieur Grangé, mais franchement, un homme de 63 ans qui pèse environ 110 kilos peut-il courir aussi vite qu’une gazelle et rattraper un indien tout frêle ? Vous avez dit incohérence ?

Ensuite malaise… Kasdan, le héros, ou plutôt l’antihéros, n’a pas l’air d’apprécier ni les homosexuels ni visiblement les étrangers. Enfin, c’est l’impression qui se dégage (p.40 à 48), une parano de ma part ? Voici un court extrait, une vraie déclaration d’amour. À vous de juger.

 

Kasdan retira vivement ses doigts :

-          Casse-toi.

-          Et mes papiers ?

-          Je les garde.

-          Je vais les récupérer quand ?

-          Quand je l’aurai décidé. Casse-toi.

L’Indien ne bougeait pas, le regard langoureux. Kasdan hurla pour de bon :

-          Casse-toi avant que je t’éclate !

 

A priori donc, pas très tolérant, Kasdan. L’auteur pourra toujours rétorquer que, dans un souci de vraisemblance, un vieux policier est aussi, la plupart du temps, un vieux facho. Mouais…

Autre problème, il m’a fallu cent pages pour que l’histoire ne daigne commencer à m’intéresser. Car à partir de ce moment-là, ça y’est, il y a des pistes sympathiques, celles d’anciens nazis, des tortionnaires de tout bord. Bref, une histoire digne d’intérêt qui part malheureusement un peu n’importe comment sur la fin.

 

Bilan : ce livre vaut-il ces 20 euros ?

Réponse : non du tout, franchement, sans faire injure à monsieur, 5 euros, pas plus.

  

 

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