24.05.2009

Colin est mort (épidode 5)

-       Mais pourquoi moi ?

-       J'ai besoin d'un athlète comme vous, Mr Sergent, je connais votre passé de sportif. Vous et moi, on peut y arriver.

-       Arriver à quoi ?

-       À pénétrer dans leur antre, une carrière désaffectée, aux multiples anfractuosités. Rassurez-vous, je la connais mieux qu'eux, mon père travaillait à cet endroit et surtout en possédait les plans...

-       Les lieux doivent être hyper sécurisés, on a aucune chance ! Et puis, comment savez-vous que j'ai été sportif de haut niveau, comment me connaissez-vous, d'où tenez-vous ces informations ?

-       Du calme. Je n'ai pas droit de révéler à quiconque ce que je fais, mais sachez que j'ai besoin de vous et qu'aucun autre ne peut m'aider actuellement. J'étais amie avec Mariecke, mais j'étais aussi chargée de la surveiller. Elle était tenue par un service secret certes, mais pas de ce pays... Elle nous avait contacté quelques mois auparavant.

Jules ne bougeait pas de son siège. Il croyait que sa tête allait exploser devant cet afflux d'informations plus acadabrantesques les unes que les autres. Des sosies, des espions... Cette femme était bonne à enfermer. Pourtant, elle n'avait pas l'air folle, une aussi jolie fille, quel gâchis !

-       Allez sortez de cette voiture. Nous allons nous préparer. Au fait, mon prénom c'est Camille.

Elle me tendit gentiment la main. Je la lui serrai quelque peu troublé. Elle me fit rentrer.

-       Vous avez déjà porté une arme ?

-       Non...

-       Tenez, un petit revolver. Ça pourra nous aider au cas où. Moi j'ai celui-là...

Elle écarta d'un revers de main sa jupe qui lui arrivait aux genoux et me montra fièrement son arme dissimulée sous l'une de ses cuisses... Je ne pus m'empêcher de rougir. Elle s'en aperçut.

-       Les réjouissances, ce sera pour plus tard Mr Sergent ! En attendant, je vais vous expliquer comment nous allons procéder.

Camille me montra le plan de la carrière, m'expliqua que ces installations dataient d'environ cinq ans et qu'il était vital que nous parvenions à libérer Mariecke. Elle détenait des informations capitales en ce qui concernait les « remplaçants ». Grâce à elle, le gouvernement français pourrait se débarrasser de la menace que constituait cette base totalement illégale. J'avais compris maintenant. Le « nous » de tout à l'heure conjugué au mot « gouvernement ». Camille était elle-même une agente secrète travaillant pour le compte de l'État...

 

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