16.09.2009

Renversant...

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C'est beau un phare, surtout arrivé en haut, tout en haut, au bout des trois cents et quelques marches... Malgré tout, je crois que le meilleur moment c'est quand on commence à redescendre. Paradoxe...

Pour monter, on prenait notre temps, soufflant, éructant, se maudissant soi-même d'avoir eu une telle idée, se calant dans des alvéoles spécialement aménagées à cet effet. Quoi, monter en haut pour voir quoi au fond ? Ils sont fous ces Bretons... Trois cents et quelques marches, des cuisses dures comme du bois, des enfants qui pleurent, des papas qui souffrent avec leur marmot sur le dos... Et tout ça, pour voir quoi ?

Des algues vertes, des maisons, une jeune fille jouant dans les algues vertes, l'océan, des maisons caractéristiques avec deux cheminées, de l'eau, de l'air, des algues vertes...

On se repose. Il ne fait pas chaud. En même temps, on ne va quand même pas repartir tout de suite, non, ce serait bête ? On a tellement attendu dans la queue là en bas au milieu des autres, des autres touristes... Et puis on a mis du temps pour monter tout de même, on y a mis du cœur...

Alors, voilà, on a fait le tour, on a bien vu le café en bas, c'est vrai que ça fait quand même haut... Et puis on a croisé nos familles là, arrivées saines et sauves, papa essoufflé, maman patraque, les petits contents. On a fait le tour deux fois, visité le beau salon de deux mètres carrés et puis on est redescendu.

Et c'est là que l'on a apprécié... Nous sommes devenus ivres, légers, rapides... Au milieu de la pente, c'en était renversant. Arrivés en bas, nous titubions, la tête tournait, le plaisir nous avait submergés... Dehors la cohorte d'une foule frigorifiée nous regardait, envieuse et inquisitrice...


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