14.10.2009
Le syndrome Pantani
Avant, le sport c'était beau, des envolées de Lagisquet au sourire de Noah (Yannick) en passant par les duels sur le tour de France Fignon-Hinaut. Et puis patatras, quelque chose a cloché quelque part, les aiguilles du temps se sont mises à tourner de plus en plus vite en même temps que les records et les jambes des athlètes.
Aujourd'hui, l'on ne voit plus que des monstres physiques, déboulant comme des bisons sur les terrains de terre battue ou d'herbe. Le beau jeu, c'est fini, place aux jeux du cirque et du fric... Allez mon gars, vas-y, encore un petit effort... Le 100 mètres, tu vas bientôt le courir en moins de 9 secondes et 50 centièmes... La foule t'acclamera, le peuple et le pays ont besoin de toi !
Finies les volées des Noah et Edberg. Terminées, les lenteurs d'un match Lendl-Mc Enroe. Achevés, les dribbles de Waddle, les tacles de Di Meco ou de Cantona, tout ça, partis à la poubelle en même temps que nos illusions sur le sport beau et propre... Vive les sponsors, vive les seringues, vive les BMW, les midinettes à deux balles, les footeux à la tête inversement plus grosse qu'au nombre de leurs neurones, leurs supporters pas mieux lotis... Allez-y bande d'abrutis, injuriez vos semblables, puisque c'est permis !
Certes, dans les années 80 aussi, c'était pas toujours jojo, le dopage existait et pas qu'un peu. Les Est-Allemandes ressemblaient à des Allemands, Fignon était déjà une chaudière à lui tout seul et Hinaut était déjà très con... Mais le petit garçon que j'étais ignorait tout ça et ne voyait en ce duel cycliste que l'affrontement chevaleresque entre deux champions qui ressemblaient, quoiqu'on en dise, à Monsieur tout le monde. Peut-on dire la même chose des extraterrestes Bolt, Nadal ou encore nos supers nageurs qui vont plus vite que des torpilles ? Surtout, ne les critique pas, le peuple les acclame, les politiques les félicitent... Bravo messieurs, bravo !
Aujourd'hui, les crises cardiaques de footballeurs se multiplient, les morts de cyclistes aussi... Pantani hier, Frank Vandenbroucke aujourd'hui... Qui demain ? Le sport défraie désormais la chronique des faits divers, des mœurs et de la justice ! Le beau devient rare, l'efficace est la norme, la faucheuse gagne du terrain, les grands patrons de sport, les journalistes et les politiques se frottent les mains, pleines de sang...
À quand les humains génétiquement modifiés, bientôt, du jeu et du pain. Le peuple est content, il en redemande... Du sang, du sang ! Le peuple est content..
Cet article a fait grincer beaucoup de dents sur "Sportvox", c'était le but recherché (près de 40 réactions). Malgré ce qui précède, j'aime le sport, surtout lorsqu'il est pratiqué d'une manière saine...
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21:42 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vandenbroucke, dopage, beau, propre
08.10.2009
Pureconnerie.com
Aujourd'hui, alors que je me connectai sur Internet, je suis tombé sur un énième article sur le cas Frédéric Mitterrand. Le titre était des plus accrocheur : « Frédéric Mitterrand fuit la polémique... chez Michel Drucker ! Jean Dujardin et Amanda Lear le félicitent ! ». Tiens donc, me dis-je, interpellé, voyons ce qu'il contient. Yahoo n'étant pas connu pour le journalisme d'investigation, je ne m'attendais pas à grand-chose...
Je lus une première fois, puis une deuxième pour bien enregistrer ce que j'avais lu. Alors peut-être que j'ai mal compris ce qui a été dit, mais cet article que je n'ose appelé comme tel, m'a tout simplement choqué par son manque d'objectivité :
« Hier, France 2 était en ébullition : le plateau de Vivement Dimanche a accueilli de prestigieux invités qui sont au coeur de l'actualité. Pour cette émission, qui sera diffusée le 11 octobre 2009, Michel Drucker a reçu : Frédéric Mitterrand, Jean Dujardin, Amanda Lear et Jean D'Ormesson.
Quatre personnalités à côté desquelles il est difficile de passer : Frédéric Mitterrand, actuel ministre de la Culture, est évidemment incontournable en ce moment en raison de sa prise de position sur l'affaire Polanski. Des affirmations sujettes à polémique depuis que les extraits du livre de Mitterrand, La mauvaise vie, ont été ressortis. Des extraits jugés scandaleux en raison de descriptions de scènes de tourisme sexuel... faisant tristement écho à l'affaire Polanski elle-même. L'extrême droite et la gauche (par la voix de Benoît Hamon, Parti Socialiste) se sont montrés scandalisés par ce livre, pourtant sorti en 2005. Une sale polémique dirigée par des extrêmes, et qui sortent les écrits du livre leur contexte. Rappelons que les critiques avaient été dithirambiques à sa sortie et que le bouquin s'était vendu à 190.000 exemplaires.
Gageons que le ministre ne s'attardera pas vraiment là dessus dans Vivement Dimanche et préfèrera utiliser le JT de TF1 ce soir comme tribune libre : c'est en effet ce jeudi soir qu'il sera invité chez Laurence Ferrari, pour répondre à la polémique.
Outre Mitterrand, d'autres se bousculeront sur le canapé rouge de Michel : Jean Dujardin viendra faire sa promotion de Lucky Luke, qui sortira le 21 octobre. Le jeune marié va sûrement dégainer les vannes plus vite que son ombre... comme à l'époque glorieuse des Nous C Nous. La toujours pimpante Amanda Lear sera, elle, présente pour la promotion de Panique Au Mnistère, une délicieuse et amusante pièce qui vaut le coup d'oeil.
Enfin, Jean d'Ormesson profitera de l'antenne pour nous parler de son dernier livre Saveur du temps : chroniques du temps qui passe (Editions Heloïse d'Ormesson).
Une émission qui s'annonce... animée ! »
Suis-je le seul à avoir vu quelques indices de subjectivité ?
Regardez les phrases écrites en gras comme « une sale polémique » ou « gageons que le ministre ne s'attardera pas là-dessus ».
Ne faut-il pas être un peu culotté pour écrire des choses pareilles : une « sale polémique » ?! C'est quoi qui est sale, la polémique, ou Frédéric Mitterrand avec ses petits « boys ». Ce n'est pas sale ça peut-être?
Admirez encore le fait que Frédéric Mitterrrand « préférera utiliser le JT de TF1 ce soir comme tribune libre ». C'est sûr qu'à TF1 la droite et ceux qui se sont compromis avec elle, sont comme chez eux au « JT ».
Remarquez, chez Michel Drücker aussi, et comme d'habitude d'ailleurs, cette émission pourrait s'intituler non pas « Vivement Dimanche » mais « Cirage de pompe ». Cet homme qui s'accroche à son canapé depuis des années continue de sévir avec ses émissions sirupeuses et dégoulinantes de conneries. Voyez les invités du jour : Jean Dujardin, Amanda Lear et Jean d'Ormesson, tous venu vendre leur merde aux cerveaux lessivés et chloroformés qui vont les regarder.
Quant à l'article lui-même, notons que l'auteur de cette bouse internaute volante n'a pas daigné indiquer son nom, mais simplement fièrement le nom de son site internet « Purepeople.com ». Tout un programme...
Il a raison le bougre de ne pas le faire. Il échappe ainsi à la vindicte populaire tant son post sent le pathétique et le grotesque. Franchement, après avoir lu cette page, regardée sans doute par des milliers d'internautes, j'ai failli en vomir...
16:52 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mitterrand, polansky, drücker, dujardin, lear, d'ormesson
13.05.2009
Revue de presse
Je me fais rarement l'écho d'un article de presse, mais celui-là mérite le détour. Il s'agit d'un article du journal Libération et qui traite de l'agression dont a été victime une personne noire par des militants du Front National dans le Var. Cela s'est passé juste après un meeting de Lepen...
Je trouve ce fait divers assez symptomatique du climat ambiant, de cette société pourrie jusqu'à l'os, où les hommes sont juste enclins à se battre entre eux pour des questions de religion ou de couleurs de peau. Société de consommation où la démagogie est désormais la règle pour atteindre les sommets de l'État.
Sur le terrain, rien n'est fait pour endiguer les mécontentements et créer une société juste. L'État ne remplit pas ses devoirs en étant absent de ses quartiers ou de ses villages : baisse du nombre de policiers, des personnels hospitaliers, d'éducation, de la poste... Derrière ce désengagement de l'État, il ne reste plus qu'une façade médiatique. On défait plus que l'on ne fait, tout cela sans réflexion ni concertation.
La démocratie ne va-t-elle pas être de plus en plus en danger à cause de cette société du paraître, du communautarisme et de l'individualisme ?
L'article en lien ci-dessous :
http://www.libemarseille.fr/henry/2009/05/de-retour-du-meeting-de-le-pen-cinq-militants-du-fn-tabassent-un-noir.html
12:20 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communautarisme, individualisme, politique, etat, racisme
22.04.2009
Le monde est vraiment souillé...
Hier, j'ai fait une petite randonnée, non loin de Grenoble dans ce que l'on appelle la "Frange verte". C'était globalement agréable, il faisait beau. Je me suis rendu au fort de Montavie, dont l'accès est interdit. J'ai simplement pris une photo sans trop m'approcher, car cette chose ce monument est en ruine depuis longtemps paraît-il...
Il se trouve qu'en deux heures, j’ai eu le temps de voir :
- Un pot d’échappement du côté de Tavernolles, au repère dit du « relais ». Je me voyais mal le prendre sous le bras et redescendre tout ce que j’avais monté avec… C’était un bon gros pot d’échappement !
Une chaise abandonnée avec des journaux calcinés à côté du fort de Montavie. Des squatters sans doute à moins que ce ne soit des adeptes du paintball qui soient passés par là…
-
Le pompon : une petite moissonneuse-batteuse sans doute là depuis longtemps. Oui, vous avez bien lu ! Comment a-t-elle atterri là? Une ancienne route ne passait pas très loin...
Bref, ce monde là, franchement, ça ne donne pas très envie de l’aimer !
16:46 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, pollution, bresson, tavernolles
25.03.2009
Le silence est d'or
Parfois mieux vaut se taire que de dire n'importe quoi. C'est ce qu'aurait dû faire le triste Lepen avant d'affirmer une nouvelle fois (par simple provocation?) que les chambres à gaz sont un détail de l'Histoire. Une fois de plus, il foule les corps des neuf millions de victimes des camps, qu'ils soient Juifs, Tsiganes, opposants, handicapés, homosexuels ou encore résistants à l'occupant.
Non, les chambres à gaz ne sont pas un détail de l'Histoire, mais la marque indélébile de la criminalité odieuse des nazis durant la seconde guerre mondiale et qui a valu à la plupart d'entre eux d'être jugés pour « crime contre l'humanité » et condamnés à mort au procès de Nuremberg en 1946.
Quelques images leur furent projetées à la fin du procès. Aucun d'entre eux ne s'était déclaré coupable, rejetant la faute sur les autres accusés, niant les responsabilités qu'ils avaient ou voulant figurer comme de simples exécutants...
La vue de centaines de corps décharnés poussés par des tractopelles à la fin du procès les liquéfia. Certains se cachèrent le visage. Les dernières déclarations furent plus hésitantes et certains espéraient échapper à l'échafaud. Goering n'eut pas le courage d'être pendu et se soustrait à l'exécution en se suicidant. Les Ribbentrop, Keitel, Sauckel, Jodl, Rosenberg, Streicher, Kaltenbrunner, Franck, Seyss-Inquart furent pendus haut et court.
En France, il y'eut aussi le gouvernement de Vichy, accusé et coupable d'avoir fait du zèle en livrant non seulement les juifs de France, mais aussi leurs enfants... Ces derniers finirent, à quelques exceptions près, dans les CHAMBRES À GAZ, que les nazis faisaient passés pour des douches après leur avoir préalablement volé toutes leurs affaires... Des voleurs, des menteurs, des criminels...
Je ne souhaite à personne de mourir de cette façon même pas au sieur Lepen, vieillissant et méprisable.
17:13 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chambres à gaz, histoire, lepen, détail
22.02.2009
Putain de voisin de merde !
Ecartez les chastes oreilles, aujourd'hui ça va déménager grave !
Cette note est spécialement dédicacée à mes chers voisins du dessus...
Profitant d'une journée au temps de chiotte plus que prononcé, nous nous étions décidés à nous reposer sur notre magnifique canapé vert devant notre écran HD. Un ultime repos avant la reprise des hostilités demain... Autant dire que j'étais déjà de bonne humeur, m'affairant ce matin à trouver un dernier document qui me permettrait d'accomplir un prodige : retenir l'attention des quelques spécimens présents demain en cours... Un grognement par-ci, un grognement par-là, le sac était prêt, les copies corrigées...
Nous avions dégusté un rôti accompagné d'une ratatouille. La sieste ne s'annonçait pas trop mal et quelque peu réparatrice, car la grasse matinée avait été gâchée par quelques coups de marteaux à 9 heures du matin (un dimanche, normal...).
Alors que sur l'écran de télévision, des skieurs de fond s'ébattaient joyeusement au fin fond de la Tchéquie (Liberec plus précisément), des coups de burin se firent entendre à travers le plafond. Je dis bien « coup de burin » tellement le bruit produit était puissant. Chaque coup vibrait à travers tout l'appartement, chaque impact était ressentit comme une aiguille s'incrustant dans une poupée vaudou.
Sauf que la poupée vaudou, c'était ma femme et moi ! Et que le supplice durait, durait... Pendant une heure, nous subirent les assauts de ce vacarme !
- Assez! me cria ma femme.
- Tu veux que je fasse quoi, je vais pas aller les voir quand même!
- Pas sûr que ce soit EUX non plus...
EUX, ce sont les voisins du dessus. EUX, ce sont des gens avec enfants qui, pour fêter notre arrivée, jouèrent pendant deux semaines ininterrompues du piano TOUTE la journée ! Un jour, excédé, je montai les voir en leur demandant des explications. Nous trouvâmes un arrangement. Depuis, les choses se passèrent plutôt bien, malgré quelques entorses à la règle.
Notre conversation bifurqua sur la nature des travaux :
- Qu'est-ce qu'ils font à ton avis?
- On dirait qu'il sculpte quelque chose...
- Je vais te le sculpter moi, tu vas voir!
J'essayai de me calmer et je pris donc sur moi pour vérifier si c'étaient bien d'EUX dont il s'agissait car il est vrai que tous les maux de la terre ne pouvaient venir que d'EUX seuls. Après avoir gravi les quelques marches me séparant de mes très chers voisins, j'entrouvris délicatement la porte. Le bruit était fort. Je gravis quelques autres marches, à l'étage du dessus, le bruit était moins fort. Je descendis et fis le tour de l'immeuble, me promenant même à travers les quelques arbres de la copropriété. Le son semblait toujours venir du même endroit.
Je revins dans ma tanière.
- Diable, fis-je.
- Ce sont EUX!
- Je crois bien, oui!
- Qu'est-ce qu'on va faire? me demanda ma chérie.
Oui, en effet que faire ? Monter à l'étage et taper à la porte ? Sortir ma guitare et jouer à fond les amplis ? Appeler la police ? Les apostropher, les battre, les pendre, les couper en rondelle avec une tronçonneuse, en faire des diots (saucisses de Savoie), des saucisses de Montbéliard, de Morteau, au moins ce serait bon !
Bien sûr, j'avais envie de monter mais j'imaginai très bien la scène qui allait suivre :
- Désolé monsieur, mais nous travaillons la semaine, nous n'avons pas le temps de faire nos travaux.
- Vous auriez pu prévenir au moins, non?
Et là s'en serait suivi un claquement de porte ou une distribution de châtaignes gratuites, de marrons du dimanche, de claques, de bourre-pif, de torgnoles, de jetons, de gnons...
Prévenir, communiquer...C'est bien là que le bât blesse ! Il faut le reconnaître, chacun a le droit de faire des travaux chez lui, mais mettre une petite affichette, ça ne coûte rien, non ? Seulement voilà, l'individualisme est roi et chacun en fait à sa guise !
Du coup, nous avons pris la voiture et nous sommes partis voir des toiles dans un musée. Le problème a été réglé...
Une de mes résolutions 2009 était de rester ZEN, c'est mal barré !
Et vous, que faites-vous quand votre voisin fait du bruit ?
Illustration :
18:54 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : voisins
19.02.2009
L'art déculinaire
C'est drôle comme en une soirée on peut éprouver des sentiments aussi opposés. Je m'explique...
Nous partîmes de bonne humeur ma femme, moi et un ami pour aller voir au cinéma Espion(s) de Nicolas Saada avec Guillaume Canet et Géraldine Pailhas. Nous passèrent une très bonne séance où le suspens, l'émotion, le jeu des acteurs, l'action, allaient crescendo. Jusque-là, tout allait bien...
Sortis de la salle vers 19h40, notre ventre nous rappela que l'heure du souper était venue. Nous nous dirigeâmes vers le (pseudo) restaurant Pizza Dell Arte d'Eybens, situé non loin de notre domicile. Il y a un an tout juste, nous y avons mangé et nous ne nous en étions pas trop plaints.
La réception ne fut d'ailleurs pas mauvaise. Mais la suite fut tout simplement abominable... Une fois les repas commandés, une pizza, deux plats de pâtes et un pichet de vin blanc, une attente interminable commença.
Le vin blanc arriva le premier. Notre camarade, Daniel, goûta. Son premier adjectif fut le bon, « dégueulasse » proclama-t-il avant de comparer le breuvage à du vinaigre. Je pensai intérieurement à du « pipi » mais l'arrière-goût n'évoquait rien de ce genre, non, la comparaison avec du vinaigre était au moins plus sûre. Décidément, notre spécialiste culinaire avait raison.
Pendant que nous commençâmes à nous inquiéter de ce que nous allions avoir dans nos assiettes, les jeunes cuistots, un jeune noir que nous qualifiâmes de très jeune et une fausse blonde, un peu moins jeune, mais très jeune quand même, vous me suivez ?, firent littéralement LE SPECTACLE. Car, mesdames et messieurs, les pseudo-cuisiniers s'affairaient à quelques mètres de nous dans une sorte de cuisine ouverte. Quel était le nœud du problème, entre eux deux, nul ne le savait à part eux, mais la tension était de plus en plus vive, les mots de plus en plus désagréables.
Des pizzas, prêtes, attendaient d'être servies. Mais, point de serveur. Ceux-ci étaient deux pour 80 clients (La serveuse s'en plaignit ouvertement)! Il faut le reconnaître, cela constituait un gros problème. La serveuse fit d'ailleurs plusieurs fois part de son désappointement en posant une carafe d'eau d'une manière plutôt brusque : tous les clients sursautèrent, certains crurent que la carafe alla se briser sur le bar de la cuisine ouverte...
Devions-nous partir ? Notre ami évoqua la possibilité en même temps que nous lui racontâmes, comment et pourquoi, nous partîmes d'une semblable taverne dans un précédent voyage dans l'Afrique le Massif Central. Mais là, cela ne m'amusait point, je me voyais déjà préparer un plat de pâtes pour tous les trois... Alors que plus aucun client ne paraissait servi, deux personnages sortirent avec de longs manteaux. Je pensai alors à des mafieux. Quoi de plus normal dans le « Chicago des Alpes » !
1H15 minutes après avoir commandé, nos plats arrivèrent enfin, servis par celui qui nous avait reçus. Ahhhh enfin ! Mes deux compagnons de table tirèrent la moue à la première bouchée... Froid, dirent-ils à l'unisson ! Seul mon plat de pâtes farcies avait échappé au massacre et était juste à la bonne température... Daniel prit au vol la serveuse et lui demanda de remporter son plat. Elle balança le tout sur le bar de la cuisine ouverte, ajoutant une péripétie au spectacle enjoué qui se jouait devant des clients effarés ! Ma femme protesta également et son plat fut ramené plus doucement à qui de droit. Cinq minutes plus tard, les deux plats revinrent. Mon collègue ayant astucieusement découpé une petite partie de sa pizza s'aperçut qu'elle était simplement passée par la case micro-ondes. Même traitement pour le plat de ma chère et tendre...
La dégustation n'appela qu'un mot, déjà entendu, de notre ami : « dégueulasse ». Il n'acheva point d'ailleurs la croûte qui semblait carbonisée par endroits et qui avait attendu longtemps sur le bar de la cuisine ouverte. C'en était assez et nous prîmes la décision de nous passer de dessert. Arrivé au règlement de la note, le serveur fit l'erreur de demander si tout s'était bien déroulé. J'esquissai un sourire alors que Daniel s'emporta : « Dégueulasse, c'était vraiment dégueulasse ! Votre pizza charcuterie est une honte, monsieur ! ». Lequel essaya de se justifier en lui disant qu'il avait, en gros, un mauvais choix. Je payai le vin, non sans lâcher : « Si on peut appeler ça du vin... ». Nous partîmes plutôt fâchés en nous interdisant d'y remettre les pieds. En sortant, nous croisâmes deux hommes bien habillés (les patrons ?). Au passage, je tentai de les avertir : « N'y allez pas ! » mais ils continuèrent leur route.
Nous nous quittâmes l'âme en peine de voir que notre pays était en proie à une aussi honteuse malbouffe !
19:08 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : malbouffe, grenoble, eybens
24.01.2009
Non à la réaction...
Dix ans de prison, voilà ce qu'il en coûte pour ceux qui veulent assassiner leur professeur préféré. On le sait avec le jugement rendu hier à l’encontre de Kevani Wansale.
Enfin, dix ans, disons plutôt cinq avec les remises de peine. Il fera donc cinq, six ans de prison. Allez c’est mérité, voilà, n’épiloguons pas.
Non, ce dont je voulais vous parler, c’était plutôt de la réaction des « gens » face à cet événement. Je vais prendre comme exemple ceux qui publient leur commentaire dans les articles de Libération.fr. Ne me demandez pas d’aller voir les commentaires du même article dans Le Figaro.fr (J’ai déjà essayé une fois, j’ai failli en casser l’ordinateur). Remarquez, certains commentaires de Libé sont gratinés. Je vous en donne un comme ça au hasard, tiens le premier à réagir :
« Léodagan
fait divers n'est qu'une broutille dans l'océan de problèmes que commence à nous causer une immigration débridée, acculte, incapable de s'intégrer et qui va nous faire beaucoup de mal....et de grâce, épargnez moi le couplet sur la "france pluriethnique et multiculturelle" qui n'existe que dans la tête de ceux qui ne la vivent pas. »
Je passe sur les fautes d’orthographe, encore que… mais le groupe nominal « immigration débridée, acculte (inculte ? comme l’auteur de ce commentaire…) » me paraît quelque peu tendancieux.
D'abord, l’immigration n’est pas « débridée », elle n’est et ne sera jamais évitable, à moins d’être dans un pays au régime du type « Corée du Nord » ou dans un des pays les plus pauvres de la planète, ce qui revient au même et ce qui n’est, je pense, vous serez d’accord avec moi, non souhaitable .
Au contraire, l’immigration est quelque chose d’indispensable, car beaucoup de jeunes trous-du-cul, qu’ils soient blancs, noirs, violets ou oranges, ne veulent plus rien foutre dans la vie et surtout pas venir chercher toutes vos poubelles devant chez vous. C’est un fait.
Sur la dernière phrase, « La France pluriethnique et multiculturelle qui n’existe que dans la tête de ceux qui ne la vivent pas ». Personnellement, je la vis au quotidien, notamment par mon métier d’enseignant. Le phénomène du communautarisme, par exemple, ne diminuera pas sans diminuer également la concentration des personnes les plus pauvres aux mêmes endroits…
Mais voyons un second commentaire :
beotien (148)
Inscrit Libé +Suivre cet internaute | Profil
On a toujours le choix d'aller vivre ailleurs. Personnellement je suis fier d'être (un vrai) Français. Si la justice et autres institutions battent de l'aile c'est un peu à cause de ceux qui crachent sur la France à tout bout de champ, mais qui profitent quand même à fond du système dès que l'occasion se présente.
Là il y a un terme que j’ai en horreur : « vrai » français. Comment te dire, décérébré de mes couilles, France vient des Francs, des barbares qui ont envahi un pays composé déjà de Gallo-Romains et qui ont pris le contrôle d’une frontière qui s’est agrandie au fil des siècles et où d’autres barbares (Burgondes par exemple) ont rejoint le giron français. Clovis a accepté d’être chrétien pour réunifier le royaume. Par la suite, des habitants sont partis, d’autres sont arrivés : les Savoyards et les niçois en 1860 seulement par exemple en récompense de l’aide apportée par l’armée française de Napoléon III aux Mazzini, Cavour et Garibaldi, père de la naissance d’une nation : l’Italie.
Sont venus ensuite des peuples fuyant les misères et les guerres : Polonais, Italiens (victime de rixes à Marseille au début du XX°siècle et appelés bougnouls par certains), Espagnols, Russes blancs (fuyant le bolchévisme), enfin Portugais, Africains, Indiens, Chinois….
Pour résumer le fond de ma pensée, les « vrais » Français n’existent pas. Nous avons tous des origines diverses et les mariages entre cousins du même village ont donné des horreurs, ceux qu’on appelait les crétins des Alpes en Savoie par exemple…
17:11 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, immigration, réaction, commentaire, clovis, barbares
13.01.2009
Nous sommes tous des supermen !
Dans l’éducation nationale, nous allons bientôt tous devenir des super héros !
En effet, notre super président, doté de ses super pouvoirs, a imposé (sans nous demandez notre avis, mais qui s’en soucie ?) une réforme aux lycées professionnels qui va entrer en vigueur en septembre prochain. Eh oui, on a beaucoup parlé de la réforme des lycées (généraux) reportée, mais rien sur les LP…
Or, concrètement, que va-t-il se passer ?
Vous allez voir, c’est très simple !
Au LP il y avait différents diplômes : CAP, BEP, BAC PRO. Désormais, il n’y aura plus que des CAP et des BAC PRO 3ans, incluant un examen en contrôle continu de formation (délivré par chaque professeur dans chaque matière) au bout de la deuxième année pour obtenir un examen au niveau V (BEP). Vous arrivez à me suivre (je vous avais dit très simple)…
Et ce n’est pas tout ! Pour ce qui est du BAC PRO, on ne connaît pas encore les modalités d’examen, c’est magnifique, bravo ! En attendant, depuis quelques mois, c’est la panique chez nos chers inspecteurs qui ont dû repenser les programmes en amputant une année de formation sur quatre…
Quel est l’intérêt de ce genre de réforme ?
Il est purement économique et gestionnaire. Auparavant, il fallait quatre ans à un élève pour obtenir un BAC PRO, désormais il n’en faudra plus que trois. Génial, se dit l’élève lambda. Oui, mais… Il y aura donc de substantielles économies, se dit, avec enthousiasme son père, monsieur lambda.
Oui, MAIS…
Les effectifs vont passer dans le secteur industriel de 24 élèves maximum par section à 30. Concrètement, les élèves en atelier seront 15 au lieu de 12 et pour l’enseignement général 30 avec quelques dédoublements…
Alors, certains diront que ça ne fait pas de différence. Je vous le dis tout de suite, le premier qui me le dit, je lui donne ma place pendant une semaine et on rigole… Et encore, ils ne sont pas 30 (bientôt…). D’autant plus que pour le LP où je travaille, peu de salles peuvent accueillir cet effectif. Alors où va-t-on mettre les élèves ?
Enfin, et ce n’est pas le plus petit problème, la situation est déjà difficile au niveau de l’ambiance des classes. On l’a vu hier (et hop, le coup de couteau annuel sur professeur), tout cela n'est actuellement pas satisfaisant.
En voulant faire des économies, l’État et ses représentants actuels qui ne savent absolument pas de quoi ils parlent, et ce, dans de nombreux domaines, n’obtiendront que des maux supplémentaires. Dépressions, agressions, bruits supplémentaires dans les classes… Les élèves ne sortiront pas mieux formés et il faudra embaucher de nombreux contractuels pour paliers aux absences des titulaires… Le serpent se mordra la queue.
Alors, il faudra que nous devenions tous des supermen (ou superwomen) capables de gérer une classe de LP comme on gère une classe de math sup dans les lycées BCBG…
____ Ce passage (celui qui est barré) a été censuré par mes soins étant donné que je n’ai pas le droit de dire ce que je veux, car j’ai un devoir de réserve… Il faut savoir également, quand même, qu’un appel d’offres a été fait par l’État (de l’ordre de 10 000 euros) pour que des informaticiens retrouvent la trace de certains enseignants malintentionnés qui seraient tous de dangereux gauchistes et des fainéants selon mon voisin qui tiendraient des blogs et qui feraient de la propagande. L’État d’ailleurs, je tiens à le dire, lui, ne fait aucune propagande, bravo, c’est lui qui me paye, je ne crache pas dans la soupe, TF1 c’est bien, Sarko, avec lui tout est possible, vraiment tout… Il agit, lui, oui, vraiment, il prend des décisions et après il réfléchit. C’est beau… On est bien parti… dans le mur (et pas entre...) :))))))
19:20 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : école, lycée, éducation, bac pro, réforme













