28.06.2009

Phrase admirable

 

Aujourd'hui je fais dans le trivial. Désolé, mais pour écrire un roman, il faut avant tout "écrire" justement... et lire aussi...

 

le-mystere-des-dieux.jpg

 

Dans le rayon phrase culte, je retiens celle de Bernard Werber dans "Le mystère des dieux" :

"Le troupeau hébété est nourri de son foin insipide et en redemande avec ferveur".

Chapeau bas.

Je suis rarement envieux d'un auteur, mais j'aurai bien voulu l'inventer celle-là !

Elle nous correspond tout à fait...

 

26.05.2009

Sous Dalé...

Voici l'article me concernant qui a paru hier sur le Dauphiné Libéré à la même page que le sympathique Dalé, candidat de la nouvelle star... Bon on va dire que lui avait les 4/5 de cet espace ce qui est tout à fait normal. Au passage s'il veut que je lui écrive quelques chansons, il n'y a pas de problème, bon sauf qu'à priori les chansons en anglais lui conviennent mieux d'après ce que j'ai vu et entendu...

Début 2003, le service mili­taire a vécu. Mort et enterré ? Pas tout à fait, car la loi ne prévoit que sa suspension. Cependant pour les dizaines de milliers de jeunes hommes qu'il concernait chaque année, qu'importe cette nuance syn­taxique : ils ne seront pas ap­pelés sous les drapeaux, ne subiront pas les rudes rituels des « classes », ne partageront pas la promiscuité des dortoirs, passeront outre les brimades et les pressions gratuites, et sur­tout ne croiseront pas « l'adjudante » décrite par Mathias Goddon dans son premier ouvrage, revendiqué comme autobiographique « Le dernier de service».

Car l'armée, cette armée de conscription, il l'a vécue pendant dix longs mois qu'il racon­te à distance (le livre ayant été écrit plusieurs années après sa « quille ») avec les mots justes, comme un déroulé, une tran­scription des notes qu'il s'était un temps promis de prendre au jour le jour lorsqu'il était soldat (1ère classe) de la République, dans une ville de garnison de l'Est.

Certes le trait est souvent grossi, la dentelle de la carica­ture parfois épaisse, mais on sent entre les lignes un humour grinçant, une lucidité sur le mi­crocosme qu'était alors une caserne. Et c'est ainsi qu'on suit le soldat Goindat depuis la coupe de cheveux réglemen­taire, initiatique du premier jour, en passant par le mar­quant « lancer de grenades », jusqu'aux tours vengeurs (mais au demeurant beaucoup moins jouissif qu'espérés) de voitures aux klaxons enfoncés autour de la caserne le jour de la libération, histoire de taquin­er à leur tour les gradés...

Une autobiographie signée d'un jeune auteur eybinois qui a déjà un second ouvrage (un roman policier dont l'action se situe entre Grenoble et Saint-Antoine- l'Abbaye) en passe d'être publié.

On peut acquérir « Le derni­er de service » sur la plupart des librairies en ligne et con­verser avec l'auteur sur son blog à l'adresse suivante : http//lespacemg.hautetfort.com

Philippe ANDREOLETY

 

Plus la photo...

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Un article assez élogieux, j'aime beaucoup le mot "talent"...

Simplement en ce qui concerne le roman policier, je suis toujours en phase de recherche d'un éditeur contrairement à ce qui est dit dans l'article. J'ai quelques pistes mais si un petit éditeur est intéressé, qu'il n'hésite pas à me contacter...

M.G.

15.05.2009

Un brin de mauvaise foi

"Le dernier de service" écrit par mes soins et publié aux éditions Persée l'année dernière est un grand succès de librairie toujours en vente sur les libraires du net : fnac, decitre, alapage, amazon... Alors n'hésitez pas...

Je dis ça comme ça, hein... Et surtout pas parce que je dois donner une interview demain, non, du tout... C'est le hasard...

Il faudrait que je pense aussi à changer de photo, sinon la tête de mort va faire peur à ceux qui vont (peut-être) venir sur le site d'ici quelques jours. Pour ce que j'ai écrit jusqu'ici, je ne retire rien, non, faut pas pousser quand même, j'assume...

Je vous raconterai...

 

A plus...

01.02.2009

Lecture : Cinq leçons sur le crime et l’hystérie de Patricia Parry Ed. Seuil

parryle.jpgElle a bien eu raison ma chère et tendre de m’offrir le troisième roman de Patricia Parry ! Deuxième volet des aventures du psychiatre Antoine Le Tellier, voilà un livre de qualité, sorti en octobre 2008.

Sans dévoiler une histoire au suspense haletant, il s’agit d’une série de meurtres qui se produisent à l’occasion d’un congrès de psychiatres à Toulouse. En parallèle, de mystérieux cahiers sont découverts par les héros Parryesques : Antoine Le Tellier et son ex-compagne Anne Faure. Une histoire de meurtres au XIX° siècle avec des figures de la psychanalyse ressuscitées : Charcot, le maître, Freud l’élève ainsi que deux autres étudiants.

Ce qui est plaisant chez Patricia Parry, c’est la qualité de son écriture et la fluidité, de fait, de ses écrits. Les mauvaises langues diront qu’elle est gentille avec ses héros. Peut-on sincèrement le lui reprocher ? À titre personnel, je ne le pense pas. Cinq leçons sur le crime et l’hystérie est un bon polar. Que demandez de plus (« What Else »…) ?

07.12.2008

Misère, Misère, non, Miserere…

grangé miserere.jpg

Aujourd’hui, je me propose de vous donner mon avis sur Miserere de Jean-Christophe Grangé.

Tout d’abord, voici un résumé trouvé sur Chapitre.com :

Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du Mal.

Etrange assassinat d'un chef de chorale d'origine chilienne dans l'église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de choeur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du " Miserere " d'Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36... Pour mener l'enquête, deux flics " border line " comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé. Du pur Grangé, complexe, tourmenté, baroque. Un de ses meilleurs thrillers, peut-être le plus inquiétant, qui mêle enfance, torture (des bourreaux nazis aux bourreaux chiliens), expérimentations scientifiques ultimes et musique...

 

Si je vous disais le fond de ma pensée, je pense que les adorateurs de celui qu’on aime ou que l’on déteste me séquestreraient dans une de leurs colonies…

Soyons donc honnêtes.

Le monsieur est un vrai auteur de polar, il sait construire une histoire, une vraie, avec de nombreux rebondissements et des péripéties auxquelles on ne s’attend pas forcément.

Le monsieur connaît la signification du mot « campanile » (une tour d’église ou une tour communale) qu’il utilise au moins trois fois en deux pages vers les deux tiers de l’histoire. C’est un peu redondant, mais bon…

Le monsieur sait écrire, cela ne fait aucun doute, son style ne vaut pas celui de Fred Vargas, mais le mien non plus…

 

Voilà pour les compliments. Je ne peux faire plus, j’ai déjà fait beaucoup d’efforts, donc passons aux points négatifs.

Il est bien gentil monsieur Grangé, mais franchement, un homme de 63 ans qui pèse environ 110 kilos peut-il courir aussi vite qu’une gazelle et rattraper un indien tout frêle ? Vous avez dit incohérence ?

Ensuite malaise… Kasdan, le héros, ou plutôt l’antihéros, n’a pas l’air d’apprécier ni les homosexuels ni visiblement les étrangers. Enfin, c’est l’impression qui se dégage (p.40 à 48), une parano de ma part ? Voici un court extrait, une vraie déclaration d’amour. À vous de juger.

 

Kasdan retira vivement ses doigts :

-          Casse-toi.

-          Et mes papiers ?

-          Je les garde.

-          Je vais les récupérer quand ?

-          Quand je l’aurai décidé. Casse-toi.

L’Indien ne bougeait pas, le regard langoureux. Kasdan hurla pour de bon :

-          Casse-toi avant que je t’éclate !

 

A priori donc, pas très tolérant, Kasdan. L’auteur pourra toujours rétorquer que, dans un souci de vraisemblance, un vieux policier est aussi, la plupart du temps, un vieux facho. Mouais…

Autre problème, il m’a fallu cent pages pour que l’histoire ne daigne commencer à m’intéresser. Car à partir de ce moment-là, ça y’est, il y a des pistes sympathiques, celles d’anciens nazis, des tortionnaires de tout bord. Bref, une histoire digne d’intérêt qui part malheureusement un peu n’importe comment sur la fin.

 

Bilan : ce livre vaut-il ces 20 euros ?

Réponse : non du tout, franchement, sans faire injure à monsieur, 5 euros, pas plus.