03.03.2009

Le chemin

Voici un poème fait le week-end dernier, sans doute à améliorer...

 

Autrefois, sur cette terre, il y avait un chemin.

Cela fait longtemps, pour dire, j’étais tout gamin.

Autrefois, les vaches l’empruntaient, allant gaiement dans leur champ.

Autrefois, pour dire, c’était vraiment un autre temps !

 

Les vaches admiraient tantôt le ciel, tantôt les montagnes,

Têtes tournées dans leur univers de cocagne.

 

Les Alpes les encerclaient.

Le Semnoz se tenait allongé, la Tournette était assise,

Le Parmelan discutait avec les Aravis,

Le tout était surveillé par le géant, le Mont-Blanc.

 

Le soleil réchauffait les cœurs après un rude hiver,

Le  printemps renaissait en même temps que l’hiver, lui, disparaissait.

 

C’était autrefois, car maintenant le chemin a disparu

Les nouvelles vaches ne l’empruntent plus.

Elles y paissent de temps en temps, mais ces vaches ne sont plus celles

Que j’ai connues …

 

D’ailleurs, depuis que je suis parti de la maison,

Tout n’est vraiment plus pareil,

Un tuyau a même remplacé la petite rivière qui divisait la parcelle.

 

À l’entrée, on a l’impression d’être dans un ciel ouvert,

Les vieilles machines agricoles, elles, ont bien souffert.

 

Et puis, quand même, je suis retourné par le chemin,

J’ai essayé de retrouver sa trace avec mes souvenirs de gamin.

L’odeur de la terre m’est revenue dans les narines,

Ça m’a fait du bien, donner des vitamines.

 

J’ai ressenti quelque chose de particulier en marchant,

Les mottes de terre et les herbes se disputaient, c’était quelque chose de marrant.

J’ai eu l’impression de planer, de me trouver sur un sol mouvant.

 

Dame Nostalgie commençait à m’enivrer, je ne marchai plus, je glissai,

Les souvenirs défilaient à la manière d’un dessin animé.

 

Il n’y avait plus de vache, il n’y avait plus de chemin,

Mais les montagnes étaient de la fête et

Le spectacle qu’elles donnaient était divin.

 

Bien sûr que tout a changé, que tout n’est plus vraiment pareil,

Mais le temps de trois minutes et demi,

Je suis redevenu tout petit…

 

Lorsque nous ne serons plus là, ni le chemin, ni les vaches, ni moi,

Les montagnes resteront elles, sans problème, ma foi…

22.01.2009

Poète, poët poët...

Aujourd’hui j’ai eu le temps de faire deux petits poèmes

J’ai le dos cassé mais pas le reste

La tête et le cœur marchent toujours en fait...

 

 

Souris si tu peux

 

La souris en fer s’anime,

Elle joue de la trompette,

Elle se croit dans les Arènes de Nîmes…

 

La souris en fer s’anime,

Elle joue maintenant du tambour,

Alors que tourne désormais le compte à rebours…

 

La souris en fer s’anime,

Elle danse maintenant devant mes yeux qui clignent…

 

La souris en fer ne s’anime plus

Que dans ma tête en fait,

Les médocs font effet…

 

Il n’y a plus qu’a dormir en fait,

Sans amphet pour que cesse

Ce mal de tête…

 

 

Le défilé du JT agité

                                                                                            

Dehors le monde bouge et moi je reste dedans,

Dehors le monde se tue et moi je reste en dedans.

 

Dehors le monde bouge et moi je reste dedans,

Si je pouvais je sortirais, mais je ne peux pas,

Je suis condamné à suivre, de mon siège, les destins qui passent à trépas.

 

Dehors le monde se tue et moi je reste dedans,

Du studio forcément c’est plus rassurant,

J’annonce les nouvelles tout cela machinalement,

Tout de façon, je ne vais pas me mouiller, mon salaire est trop important.

 

Dehors le monde bouge et moi je reste dedans,

A l’image on me voit, ça c’est le plus important,

Sous moi les nouvelles tournent machinalement.

 

Dehors le monde bouge et moi je reste dedans,

J’annonce tout mais je n’explique que rarement,

Les nouvelles défilent trop machinalement.